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Un vent d’éternité

  • 8 mai 2024
  • 2 min de lecture
Quand je dis tout bas la beauté du monde,
je parle de toi. 
Louis Aragon

Chère âmie, approche, oui, approche un peu plus près…

Je vais te confier un secret que la vie se tue à éventer :

Tout ce qui semble venir à toi,

Les expériences que tu fais, les situations ou les relations

Toutes, sans aucune exception

Du paysage à ta maison

Tout ce qui apparaît dans ton champ de vision

Que tu appelles réalité

Eh bien…

C’est toi.

Le toi que tu sais

Et surtout le Toi que tu ne sais encore pas

Qui n’en finit pas de venir à ta rencontre

Afin d’être reconnu par toi


Cela changerait-il ta manière de penser, de parler ou d’agir…

De savoir que tu marches à l’intérieur de toi ?

Que tu discutes avec tes autres visages ?

Que tu te cognes à ta propre confusion, à tes propres luttes intérieures ?

Que tu tombes en amour devant les éclats de ton seul coeur ?


De résonances en guidances…

Tu voudrais parfois m’accorder le pouvoir de lire en toi

Oh, ce serait tellement pratique n’est-ce pas ?

Tu aimerais croire à un tour unique, un don magique

Abracadabra ! Et cetera…


Alors mon âmie,

S’il te plait, entends ceci :

Ici, pour toi, il n’y a que toi.

Et pour moi, il n’y a que moi.

Je suis une parcelle de toi

Tu es une parcelle de moi

Deux morceaux brisés d’un immense miroir

Qui reflètent la grande image du départ


Thérapeutes, guérisseurs, accompagnants les plus dévoués

Souvent des mal incarnés, des abimés, des égarés

Oui, une belle bande d’estropiés !

Qui ont d’abord eu bien du mal à exister

Sur leur bougie le vent a soufflé tant et tant de fois

Qu’ils n’ont eu d’autres choix

Que de s’éclairer de leurs propres pas.


Il faut pouvoir avancer longtemps dans l’obscurité

Pour devenir artisan de lumière

Le travail d’une vie entière…

Car le seul chemin qui ne se dérobe pas sous nos pas,

C’est celui de la foi en soi.


C’est pourquoi en ta présence, certes, je perçois 

Si don il y a, il ne s’agit peut-être que de celui-là :

Être là.


Puis mettre des mots sur ce que je reconnais en toi

Pour l’avoir déjà réintégré en moi

Puisque nous ne sommes qu’Un

Tends l’oreille, va au loin,

Choisis le premier arbre,

Écoute le premier quelqu’un…

Sans volonté d’aider,

Avec pour seule intention de te relier 


Précisément là, dans cet endroit qui s’ouvre en toi

Dans ce lien qui n’attend rien

Se trouve ton plus bel observatoire

Celui qui porte un même regard

Sur tes petites victoires et tes plus beaux désespoirs


On peut redouter l’orage ou admirer la beauté du spectacle

S’enfermer dans le certain ou bien croire au miracle

Alors garde les yeux ouverts dans le noir

Deviens le ciel étoilé de ton propre mystère à élucider


Il n’est jamais trop tard

Pour laisser s’engouffrer par la fenêtre de ton humanité

Un vent d’éternité



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