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Un dernier éclat d’or

  • 7 nov. 2022
  • 2 min de lecture
Vivre c’est être détruit.
Le problème est de savoir
ce que l’on fait de cette destruction.
Ou bien l’on donne chaleur et lumière,
comme la bûche,
ou bien l’on pourrit.
Georges Haldas

J’ai voulu te partager des choses savantes sur l’énergie de l’automne…

Puis, ai renoncé.

Que pourrais-je dire que tu ne sais déjà, que tu n’as pas déjà lu mille fois ?

Je ne sais pas, je ne sais plus.

Même vouloir a disparu.


Pourtant qu’est-ce que j’aime ce moment

Où après un dernier éclat d’or

Les couleurs sortent du décor

Et où chacun de mes pas ne peut s’empêcher de composer

Une musique de papier froissé.


Alors marcher. Oui, marcher des heures durant.

Assez pour sortir de moi,

Sortir de mes pensées, qui sans cesse retournent vers toi.

Saluer cet arbre blanc qui se balance doucement

Sourire à ses petites feuilles emportées par le vent

Le laisser m’apprendre l’art de la perte et du détachement



Les cadeaux sont parfois repris, les bonheurs engloutis

Accepter de les pleurer sans s’y accrocher

Et surtout leur dire merci

D’avoir illuminé une partie du sentier.

Si tu fermes les yeux, tu verras…

Qu’en aucun cas l’arbre n’a peur du noir ni du froid

Il porte gravé dans son bois

La foi que le printemps reviendra.


Pour l’instant, c’est l’heure du grand dépouillement

Comme chaque année

Je, tu, nous, sommes conviés

À entrer dans l’obscurité


Au loin, des coups sourds.

Une pelle cogne contre la terre

Et je ne sais plus très bien qui on enterre

Mes entrailles pleines d’amour

Ou mon coeur si lourd… ?


Qu’elle soit un choc ou une résolution

Un passage ou une transformation

Plus que jamais aujourd’hui,

La mort fait partie de ma vie.

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